• Nothing, for now...

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  • Ce n'est qu'arrivée chez moi que je commençais à me dire que, peut-être, j'avais été un peu loin avec l'homme de tantôt, bien qu'il avait été assez désagréable et indiscrèt. En réalité, fort de cette suffisance qu'il avait, il devait bien rire de moi, et me nommer comme la "folle hystérique du parc". Quand aux personnes qui avaient été témoin de la scène, je n'ose penser à ce qu'elles pensaient désormais de moi.
    Note pour plus tard : apprendre à contrôler mes émotions en public. Et ce, peu importe les circonstances atténuantes que je pourrais avoir.

    Je poussais un soupir de soulagement lorsque le couloir de mon appartement s'ouvrait à moi, par les portes de mon ascenceur. Enfin, j'étais chez moi, loin des inconnus dérangeants et des bancs non disponibles d'un parc trop petit. 

    Tandis que j'avançais pour accéder à ma porte et enfin rentrer dans mon chez-moi adoré, je tournais la tête pour appercevoir, vaguement, mon voisin aux yeux de jade et... une femme, en sa compagnie. Le coeur serré pour je ne savais trop quelle raison je me précipitais alors à mon domicile, ouvrant et refermant aussi rapidement la porte, manquant presque de la claquer dans mon élan.

    - C'était quoi ça...?

    Je réalisais alors, avec douleur, que je ne m'étais jamais interrogée sur une possible amourette de mon voisin, dont j'ignorais en fait tout. Peut-être même était-il marié, qui sait? Et puis, qui étais-je pour penser à lui de cette façon, et m'incruster dans sa vie? Personne... pour lui, j'étais juste une voisine qu'il oubliait après avoir croisé son regard au sein de l'immeuble.

    Fatiguée, et lasse de mes émotions exacerbées je me débarassais de mon sac trop lourd pour aller m'affaler sur mon canapé, et le moëlleux de celui-ci. Moi qui m'ennuyais de mes journées jusqu'à maintenant, me voilà servie, J'avais eu la journée la plus riche en retournements depuis le début de mon séjour à Mannhatan, et à vrai dire je n'étais pas pressée de recommencer l'expérience.

    Dans mon état larvesque je distinguais le voyant du téléphone qui clignotait, et m'annonçait ainsi que j'avais des messages à écouter. Je devinais bien sûr l'auteur... ma chère mère, qui s'inquiétait décidément trop pour sa fille.

    "Bonjour Beth, c'est maman. Ca va toi? J'espère que l'Amérique ne te pose pas de problèmes et que tout va bien pour toi, tu as le bonjour de ton père au fait, qui lui se porte comme un charme. Comme moi. Mais bon, on a toujours un petit vide sans toi, tu sais! Enfin, tu as obtenu ton indépendance et on est quand même tous les deux très fièrs de toi. Rappèle-moi si tu as besoin de parler n'hésites pas, je suis là si tu te sens seule! Allez bisoux, prends bien soin de toi ma puce, et travaille bien! Bisoux bisoux!"

    La rappeler... peut-être... peut-être qu'ici, la solitude me pesait plus que ce que je le croyais, c'est pour ça que tout arrivait à me chambouler. Je n'étais pas dans mon état normal ici. Je n'étais pas... moi. Les événements d'aujourd'hui m'avaient fait prendre conscience d'une chose : je n'étais pas préparée à vivre la vie d'une adulte, et ce changement avait eut plus d'impact sur moi que je ne l'aurais pensé. Les yeux commençant à s'embuer, j'attrapais le combiné et composais un numéro que je connaissais par coeur... la maison.

     

    - Allô?

    - Maman, c'est moi...

    A suivre...

     


    Finally!! Bon ça prend du temps avant que je poste, mais au moins je fais tout d'un coup!!

    En attente des avis suite à ce prologue qui met un peu les bases de l'histoire... oh là, cruel manque d'inspiration du soir, je sais pas quoi écrire ici ;________________;

    Oh... euh... eh bien... je suppose que je vais rendre l'antenne dans ce cas...

    ... ouverte aux critiques...

    *gros blanc*

    Bon bref! Je vais voir comment bidouiller une Newsletter, mais ça m'ennuie j'oublie toujours de les envoyer... vous savez quoi vous avez qu'à venir check quand ça vous chante, j'suis pas pressée hein -comme vous l'aurez remarqué avec le temps que j'ai mis à mettre en ligne le prologue... bref, en mode peace, slooooooow, je prends mon temps, vous prenez le vôtre!!

    Pas brusquer, pas taper, respecter le fait que je prenne du temps pour bien faire! 

    Car... je veux bien faire. Ouiouioui!

    Allez, à la prochaine, j'espère que cet épisode vous aura plu! :)

     

    Sarah : Euh bah c'est pas un boulot réservé aux vieux, c'est comme chauffeur routier, même une femme peut le faire même si c'est assez insolite ;________; ouais pour l'instant j'en dévoile pas trop, mais c'est pour faire durer le suspense, niahahah.

    Minayaaa : Alors les décors!!! Alors là, la question qui tue, moi je télécharge depuis longtemps des décors de partout, alors c'est compliqué de répondre... mais il faut préciser, si c'est de la ville c'est pas moi, c'est un quartier de "New York", un monde entier à télécharger -qui me mène la vie dure et fait laguer mon ordi moisi :xx- bref, sinon pour les faire parler il n'y en a pas, juste la nouvelle UPDATE de la boîte à pose qui permet de regarder un sim brêvement, mais en fait ça dépend des poses, certaines sont totalement figées niveau face, d'autres autorisent une pitite réaction ou un pitit tournement de tête, et d'autres poses encore font une tête qui parle, avec la bouche ouverte :D c'est le cas des poses que tu as vues, ce n'est pas moi! Et en fait les poses des posemakers expérimentés contiennent souvent des faciès émotifs! Il faut juste télécharger les bonnes. Mais bon, bref, il n'y a pas de si grand secret en fait! Tout est une question de manipulation *_______* avec les Sims 3, faut ruser! XD 

    P.S. : Owiiiii Seasons *o* je l'attendais depuis une paye je me demandais si ils le sortiraient, j'adore je trouve que ça donne de la profondeur aux Sims -c'est pas de refus dans les Sims 3 qui, je trouve, perdent un peu de vue le but des Sims, SIMULER, et non pas s'aventurer... bref je m'égare- j'attends aussi Supernatural, niahahah, même si j'ai un doûte et une impression que ça va pas être grandiose, surtout parce-que y'a déjà pas mal de magie dans les Sims 3 x))) m'enfin on verra, je vais me faire une sorcière!!! *o*

    Roucky : Merci ça me touche beaucoup ce que tu me dis! ^^ Bah écoute... je suis vraiment contente que mon histoire plaise, après tout c'est mon but de toucher les lecteurs ;_____; je ne sais pas si je mérite tant d'éloges, mais en tous cas ça me fait très plaisir, merci de ta considération! :')

    piniatraaaaaa : Gniiiiih tu m'avais manqué, toi et tes commentaires de cinglée intempestifs, gniiiiiiih!! ;________; Bah écoute, tout vient à point à qui sait attendre, je prends mon temps pour pondre une histoire convenable, alors... voilà. By the way, où en est ton projet, ne m'avais-tu pas dit que tu nous préparais une histoire sims? Depuis le temps? Ou bien et là je suis affreusement confuse, je vais me cacher de t'avoir confondue avec une autre? o_o breeeef, comme d'habitude tes commentaires m'ont bien fait rire, je suis contente que cette histoire te plaise et désolée d'avoir abandonnée Jalousie. This time, I won't disappoint you. Ok ok, j'arrête avec mon anglais approximatif ;_; encore merci pour tes commentaires adorables, je ne mérite pas tant!! :')

    piniatra bis : Ne sois pas si dure envers toi-même, et puis qu'est-ce-qu'un "scénario solide" après tout? Il faut juste que tu penses à une histoire que ça te plairait d'écrire, d'abord, avec un thème qui ne te lasserait pas ou qui te tiendrait à coeur. Ensuite écris un bon petit résumé, puis un grand résumé, et à partir de ça tu peux créer tes persos. Ca c'est secondaire. Et puis avec tous les sliders du marché tu ne peux pas rater un perso, à force de persévérance! Je ne sais pas si je mérite vraiment ces gentils commentaires, mais en tous cas ils me font toujours très plaisir. Pour les personnages je ne sais pas, j'adore les créer moi-même ;_; je ne sais pas, peut-être un personnage de passage? Il faut que j'y réfléchisse. Mais c'est gentil de le proposer quand même, et si tu fais des persos pour Minaya faut que je sache lesquels mouahahah, comme ça quand je lirais CT je saurais que piniatra est passée par là!! ^^ En tous cas sache que pour faire une histoire tout ce qu'il te faut c'est de la volonté, et aimer écrire bien sûr. Mais si tu te lance dans un projet en tous cas, sache que je serais là pour check ça! :D Alors tiens-moi au jus de tes activités. 


    piniatra bis² : Lool tu vas décidément finir par me faire rougir! Je n'ai même jamais conclu une histoire sims encore! Je ne sais pas si je mérite un tel titre!! ^^ Mais je t'avoue qu'en matière d'écriture je ne suis pas débutante, du moins je le fais depuis petite, j'ai toujours adoré écrire. Mais bref, il n'y a pas de débutant, expert... c'est une histoire de spontanéité. Si ton sujet te plaît, si tu es assez réaliste, alors les autres aimeront aussi. Il faut juste le ressentir, ça se saurait s'il y avait un diplôme de nécessaire pour ce genre de chose! Mais il ne faut pas non plus le prendre à la légère, c'est aussi une histoire de travail! Puis les Sims comme support c'est pratique mais fastidieux, spécialement les Sims 3.... quoique bien manipulés, je les trouve beaucoup mieux que les Sims 2 m'enfin... bref, j'arrête de faire ma moralisatrice, après tout je ne suis pas si expérimentée XD bref je te souhaite de réussir, dans ce que tu vas entreprendre :) ah et pour l'histoire, écoute, si tu veux me faire un perso je le prendrais, mais en tant que figurant. Je trouverais bien un moment où le caler, si ça te fait plaisir ^^ fais-moi juste le/la plus belle Sims 3 du monde, et il n'y aura pas de problème!! :D


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  • - Euh je... cherchais un banc pour m'asseoir et... je vous... enfin j'étais... je suis désolée. Balbutiais-je niaisement, comme une gamine prise en faute, alors qu'il m'observait calmement de ses iris grisâtres, qui semblaient creuser un trou béant à l'intérieur de moi pour y déceler la moindre petite faiblesse à exploiter. Du moins, c'est comme ça que je le vivais, à cet instant. 

    - Pourquoi rester plantée là, alors? Qu'il souleva judicieusement devant mon mutisme, car je continuais à le dévisager, la bouche pâteuse, sans lui faire volte-face.
    Sans lui répliquer quoi que ce soit je m'asseyais donc, la place étant désormais libre, au moins en partie. Il m'observa agir sans réagir, et je le devinais amusé de mes réactions plus puériles les une que les autres. Je me renfrognais un tantinet, légèrement touchée dans mon amour-propre par cette personne qui était loin d'être angélique tout bien réfléchi.

     - Je vais juste m'asseoir ici, maintenant que la place est libre, si ça vous dérange pas...

    - Pourquoi celui-ci en particulier? Qu'il m'interrogea alors, devant la vivacité dont je faisais preuve pour poser mes fesses sur ce précieux banc de bois.

    - Pourquoi pas?
    - Parce-que je suis déjà assis dessus.
    - Oui, mais pas sur tout le banc, alors j'estime avoir le droit de m'approprier l'autre moitié.
    - Mais puisque d'autres sont totalement libres, pourquoi ne pas les utiliser?

    C'était quoi ça, on revenait à l'âge de 5 ans ou bien? Je n'allais pas me justifier pour avoir assi mon postérieur sur un banc public, non? Il ne lui appartenait pas, que je sache? Cet homme commençait désormais à m'énerver prodigieusement, et je me contenais courtoisement quand je ne lui hurlais pas au visage ce que je pensais des êtres curieux et malfaisants tels que lui, qui ne pouvaient pas se contenter d'une seule moitié d'un banc sans poser mille questions gênantes.

    - Je ne bougerais pas, vous êtes libre de partir si vous voulez, je suis dans mes droits. 

    Qu'allait-il rétorquer à cette logique implacable? Allait-il enfin me foutre la paix et déguerpir de cet endroit pour me laisser respirer quelques secondes?

     - J'étais là le premier, que je sache.

    Là. Maintenant, il commençait à m'irriter. Et plus que tout, ce qui me mettait hors de moi était cet air suffisant et supérieur, ainsi que totalement serein qu'il arborait lorsqu'il me lançait ses invectives, comme s'il avait une quelconque autorité sur ma personne, d'emblée. Non mais, pour qui se prenait-il?

    - Ok, ça devient idiot. Réagissais-je pour stopper ce petit jeu stupide, en tant qu'adulte raisonnable, et avant que mes nerfs ne lâchent lamentablement en public. On est plus des enfants, alors pourquoi ne pas juste... rester ici, et... ne pas se parler, tout court? Parce-qu'il est évident qu'on ne va pas arriver à se mettre d'accord sur un point.

    Comme si son comportement digne d'un morveux de premier ordre ne suffisait pas à éroder ma patience petit à petit, il se mit alors à ricaner, se moquant alors ouvertement de moi qui tentais pourtant d'instaurer une entente entre nous, du moins une relation cordiale et d'usage, pour des personnes majeures et respectables. Réellement poussée hors de mes limites, je détournais le regard vers lui et lui adressais un regard noir, un regard qui voulait dire que j'allais l'éliminer, là maintenant, s'il n'arrêtait pas tout de suite de me rire au visage de la façon dont il le faisait, avec ce sourire horriblement énervant.

    Hors de moi, je me levais d'un bond, aggripais mon sac, et commençais à quitter les lieux, stressée et tendue au possible, avec mon bon sens qui me disait encore et encore, pour ne pas que je craque "ne cède pas, ne cède pas... ne t'énerve pas sur lui... ne rentre pas dans son jeu...".
    Mais il fallait croire que la voix qui me hurlait "Venge-toi, prouve-lui que tu va pas te laisser faire par cet abruti de base, dis-lui ce que t'en pense vraiment!!!!" était la plus convainquante, car en milieu de chemin pour quitter le parc je m'arrêtais net, et je me retournais vers lui, visiblement énervée, afin de lui dire enfin ce que je pensais de son attitude ridicule.

    - Ok, tu veux jouer à ça? Très bien, premièrement tu n'es qu'un petit con hautain qui n'a probablement pas reçu assez de claques jeune pour agir comme ça envers une inconnue qui t'avait rien demandé, deuxièmement tu peux bien te le foutre où je pense ton putain de banc dont je me fous d'ailleurs totalement, et troisièmement je te souhaite de trouver dans ta vie quelqu'un qui te supportera, car c'est pas mon cas ni je crois, le cas de personne dans cette ville, ou que dis-je, dans ce monde! Alors maintenant je vais partir oui, mais pas parce-que c'est ton banc, mais uniquement parce-que je le veux!!
     

     Forte de cet élan d'adrénaline qui m'avait poussée à lui dire ses quatre vérités en face, je tournais définitivement les talons, avec un seul espoir que celui de ne plus croiser les prunelles ô combien irritantes de cet homme, et de ne plus jamais entendre cette voix que j'avais désormais en horreur. Tandis que je marchais vivement en direction de la sortie de ce parc maudit, j'immaginais le sourire aux lèvres quelle pouvait être sa réaction, au vu des yeux ronds qu'il avait faits lorsque je lui ait sorti tout ce que je pensais de sa stupide personne.

    - Non mais, il s'est pris pour qui, lui??!


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  • La météo s'était adoucie, entre temps, et les nuages gris qui assombrissaient le naturel bleu du ciel n'étaient désormais qu'un mauvais souvenir. Livres en sac, après avoir manqué de me faire enfermer à l'intérieur de la librairie, tout me semblait en effet plus beau. Moi qui pensais tantôt que cette journée ne s'annonçait pas bien. Je décidais, en vue du temps magnifique, de ne pas rentrer immédiatement chez moi et de faire un détour vers un parc avoisinant mon appartement, pour lambiner un peu. 

    Depuis les quelques semaines ennuyeuses que je vivais dans cette grande ville, j'avais repéré ce parc plutôt accueillant, ou relativement peu de monde passait. Je n'avais jamais, à vrai dire, été quelqu'un de très "boîte de nuit". Oui, je devais bien l'avouer, j'étais plutôt casanière. Hormis, bien sûr, lorsque des amis me traînaient en soirée... et encore, je ne me laissais pas si facilement faire. Il y avait d'ailleurs une place que j'apréciais tout particulièrement ici, un banc. A chaque fois que je venais, je le trouvais vide, fort heureusement. Alors, forte de cette nature humaine qui veut que l'on s'estime propriétaires de ce qui nous tombait sous les yeux, je m'estimais en droit de virer un éventuel géneur pour mon bien-être personnel, si besoin s'en ferait sentir.

    Ce que je ne savais pas, c'est qu'aujourd'hui il y aurait bel et bien quelqu'un, avachi sur ce banc si cher à mon coeur, allongé en fait totalement paisiblement, tandis que je réalisais que cette fois, la place n'était pas libre, à mon grand désarroi.

    Sortant alors brusquement de mes pensées abracadabrantesques, je réalisais que je ne pourrais pas me relaxer ici, comme à mon habitude depuis quelques jours. A cette pensée, je déglutis légèrement. Certes il n'y avait pas mort d'homme, et je pouvais parfaitement passer mon chemin en direction d'un banc proche. Mais non, c'était celui-là qui me plaisait, rien à faire. Et les habitudes, comme on dit, ont la vie dure. C'est pourquoi je décidais non pas de virer l'individu, car je n'en avais officiellement pas le droit, mais de l'encourager vivement à me céder une partie du bien public, voire dans le meilleur des cas la totalité de celui-ci.
     

    - Excusez-moi...

    Pas de réponse, il devait être endormi. Je décidais tout de même de redoubler d'initiatives...

     - Monsieur...

    ... en vain cependant. L'homme ne bronchait toujours pas. Il semblait être dans un sommeil profond. Le maudissant de l'intérieur, j'abandonnais là mon précieux siège pour m'en aller vers un autre bien moins intéressant à mes yeux.

     Il était assez mignon, à vrai dire, en le regardant de plus près. A le regarder ainsi, on pourrait lui donner le bon Dieu sans confession, il semblait si sage. Un inconnu endormi sous un arbre. Quoi que plus romantique? Détailler les gens que je croisais et qui m'entouraient, c'était quelque chose que j'adorais, à vrai dire, comme un loisir à part entière. J'avais toujours adoré scruter les personnes, que je les connaisse ou non, pour décortiquer leurs petits secrets que je m'inventais, et éventuellement en créer d'autres pour rendre le personnage plus intéressant encore. Je ne savais pas qui il était, mais je devinais assez facilement ce qu'il devait être, avec une telle expression de sérénité affichée sur ce faciès angélique.

    - Un problème? Fit-il soudain, tandis que j'eus un léger soubressaut de stupeur, prise en flagrant délit d'espionnage, sur la personne d'un étranger que j'avais surpris sur mon banc fétiche.
    En réalité... il n'était pas endormi.

    Je me sentis grandement stupide, plantée là à le détailler sans raison apparente, et dans mon cerveau embrumé par la honte, le rouge me montant aux joues, j'immaginais mille et une excuse pour m'être conduite de la sorte. Aucune, cependant, ne pouvait justifier ce que je faisais, ou n'étant tout simplement assez claire pour que je l'articule correctement, passablement en état de choc. C'était, à vrai dire, une de ces situations embarrassantes dont on rit ensuite, mais qui sur le moment vous donnent une furieuse envie... de vous cacher 6 pieds sous terre, instantanément.


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  •  Une fois sortie, et avant que je n'eus le temps de faire un seul pas en direction de l'ascenceur, je croisais le concierge des lieux, Reynolds.  

    Un garçon qui ne devait pas être plus âgé que moi, plutôt agréable, je devais l'avouer, avec tous les atouts que l'on pourrait désirer d'un homme. Mais malgré ça, il arborait toujours cet air innoçent, si bien qu'on aurait pu lui assigner l'auréole pour bien peu, Dieu lui ayant si rapidement accordé sa confiance. Il suffisait de croiser ses prunelles azur pour demeurer désarmé, impuissant face au charme certain du jeune homme, qui était, en fait, des plus réservés.

    - Bonjour, lui dis-je simplement, et de la plus aimable des façons.
    - Bonjour... répondit ce dernier, audiblement mais timidement, comme s'il n'osait pas pousser plus loin le volume de sa voix.
    Il me touchait assez, car il avait des airs d'adolescents, perdu sous des traits masculins, virils et adultes. Je n'étais pas attirée par lui, mais j'aimais bien le saluer, dès que je le voyais. Ca me donnait un petite illusion de compagnie et, de plus, il n'était pas anthipatique.

    Tandis qu'il semblait chercher un moyen de se défiler, un autre individu fit son appartition dans le couloir de l'immeuble. 

    Mon voisin. Un voisin qui lui était loin de me laisser de marbre. Il était difficile de le rater. La première fois, d'ailleurs, que je l'avais apperçu, mon coeur avait fait un bond dans ma poitrine. Une sorte de coup de foudre, dont j'ignorais la raison. Ce n'était pas le premier bel homme que je croisais, et je ne pensais pas être une fille supperficielle, mais il m'avait comme frappée. J'ignorais pourquoi, réellement, la vue de ses yeux vert émeraude causaient tant de grabuge à l'intérieur de moi.

     Je tentais d'articuler une courtoise salutation, mais ma bouche restait figée, comme à chaque fois que je l'appercevais. Lui semblait perpétuellement occupé, tellement innaccessible que c'en devenait irrationnel. Cet homme allait toujours quelque part et ne semblait pas m'accorder la moindre attention, jamais. Pourtant, dès que nous nous croisions, il m'accordait toujours un regard, un furtif entremède qui me paralysait à coup sûr, à chaque fois. Me laissait là, prostrée et immobile, comme tombée des nues. Et je détestais ressentir cela. Ca n'avait après tout aucun sens. Pourquoi étais-je amoureuse, depuis deux mois, d'un voisin dont j'ignorais tout excepté le nom? Nolan...

    Le temps que je réfléchisse à tout cela il s'était déjà évaporé, et le timide garçon de l'entretien était parti également, retourné à sa besogne probablement. J'étais là, droite comme un "i", et il me fallut quelques secondes encore pour pleinement me rendre compte que j'avais, une fois de plus, oublié mes obligations de la journée.

    11H48

    - Oh non, la librairie!!!!


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